Qu’est ce qu’un portail web…. cinéma?
Les portails web cinéma : une médiation particulière ?
Au delà de la simple fonction de fournir les informations en lien avec la salle et les films, que relèvent la notion de portail web cinéma ? L’absence de logique éditoriale critique sur le film de la part de ce genre de site et l’aspect fonctionnel reposant essentiellement sur une logique technique rendent-ils absent l’existence de médiation ?

Comme certains le savent déjà car ils me suivent sur Twitter, mon mémoire de Master 2 Communication Numérique, veille stratégique et conduite de projets est consacré au cinéma et aux portails web.
Ce mémoire a été écrit en rapport avec mon terrain de stage, l’agence de communication spécialisée Côté Ciné, et ne peut donc faire l’objet d’une publication complète (hélas..).
Toutefois je me réserve le droit de poster quelques extraits sur mon blog ou d’en faire un résumé prochainement.
En fouillant le site de l’INA par curiosité, on trouve de bien étrange archive.
En 1995, le journal de France 3 lance une nouvelle rubrique : le zapping Internet. Dans cette première émission on traite de l’affaire Gigastorage, de la publication d’un livre Interdit et de la possibilité pour l’usager de retrouver son 19/20 sur Internet. Pourquoi parler de cette émission? tout simplement pour constater qu’une bonne partie des problèmes de fond de l’époque sont les mêmes que maintenant.
The Book
A l’heure de l’Ipad, des tablettes PC et consort, l’avenir est déjà devant nous avec : Le Livre.
Une très bonne opération d’un libraire espagnol sur Internet qui nous rappelle tout en nous amusant de nombreuses évidences sur ce support .
Quelles économies pour le numérique?
Conférence de Françoise Benhamou à Ernest* ayant pour principales questions :
- Comment le contenu est valorisé ou dévalorisé sur le net?
- Quels sont les modèles économiques du numérique?
- Qu’engendre l’économie de réseau ?
- Qui sont les perdants et les gagnants du numérique?
- Comment fonctionne les réseaux ?
Si vous ne suivez pas toute l’actualité web régulièrement, peut-être n’avez-vous pas encore entendu parler d’Open Graph du réseau social Facebook. Vendu à toutes les sauces et annoncés comme une révolution lors du F8, il est de bon ton de mitiger les folies des uns et les phobies des autres et se demander quels sont les changements réels pour l’utilisateur lambdas ? (vous savez celui qu’on oublie le plus souvent mais qui représente 80% des internautes ;) )
Qu’est ce que Open Graph ?
Open Graph est un pack de fonctionnalité fourni aux éditeurs de site. Ce pack permettra d’apposer nombre de fonctionnalités de Facebook sur un autre site (la principale pour l’instant est la fonction like). De plus, le réseau social a aussi fourni une interface de programmation qui permettra bientôt aux éditeurs de développer sur leurs sites des applications Facebook. En gros : le réseau social s’ouvre et interagit de plus en plus avec les sites externes.
Icones Facebook
Du côté des fonctionnalités :
Rien de nouveau à l’horizon pourrait-on dire : Les mêmes boutons « J’aime/Like » (pour l’instant), de même la zone de commentaire reste la même. Toutefois, pourquoi Open Graph fait autant parler de lui ? et surtout quoi de neuf pour l’internaute Facebookiens ?
L’Open Graph, si on se met à la place de l’usager facebook, peut se comparer à une sorte de Facebook Connect amélioré… et forcé. C’est-à-dire qu’Open Graph devient une sorte d’interface de navigation. Si je vais sur le site IMDB ou Dailymotion, tout en étant connecté à ce réseau social, je pourrai liker les vidéos qui me plaisent directement sur ces sites tiers. C’est en fait l’environnement de navigation de l’internaute et non les fonctionnalités qui changent. Plus simplement Facebook (et peut être d’autres éditeurs à l’aide de l’API fournit par FB) me suit tout au long de mon surf sur le net.
Le contrôle de l’usager
Nous pourrions dire que tout cela est transparent pour l’utilisateur. Disons plutôt qu’il s’agit d’un procédé invisible mais qui peut s’avérer être gênant. Effectivement, les cookies étaient déjà une source de polémique pour la vie privée de l’internaute. Ainsi avec ces petits fichiers, Amazon propose du contenu en rapport avec les autres sites que vous avez visité. De même avec votre IP, des annonceurs locaux peuvent vous proposer une publicité adaptée et enfin Gmail se base sur le contenu de vos courriers électroniques pour vous placer de la publicité contextualisée. Bref autant de procédés qui ne créent pas d’énormes polémiques chez la masse d’usager lambda (qui ont sans doute d’autres chats à fouetter).
Par contre, la généralisation des fonctionnalités complique peut être la vie de l’internaute et lui fait perdre un peu de son contrôle utilisateur. Tout d’abord, celui-ci est automatiquement logué sur l’ensemble des sites proposant Open Graph. C’est à lui de fouiller dans les paramètres de Facebook pour désactiver cette fonction. Peut-être aurait-il été préférable de proposer à l’utilisateur au lieu de lui imposer cette interconnexion (ou généralisation forcée des fonctionnalités de Facebook au reste du web et de la navigation personnelle). Ensuite, corrélé à la généralisation des fonctionnalités, le wall est éditable sans que l’utilisateur ait une page ouverte sur son profil Facebook. Bref, L’usager, si il se préoccupe un tant soit peu des informations qu’il diffuse devra être de plus en plus prudent.
Une fonctionnalité encore basique pour l’internaute
Ayant testé la fonctionnalité de Facebook sur le site Dailymotion, ces fonctionnalités sont évidemment très pratiques bien que basiques. Liker/Aimer une vidéo sur dailymotion écrit automatiquement sur mon wall Facebook cette activité. En somme tout « like » que je fais sur un site tiers est agrégé à mon wall.
Mais le réseau social n’a pas (encore) pensé que je voulais partager mon « like » seulement avec certaines personnes. Par exemple, « dire » à mon cercle intime que
j’aime une vidéo de South Park. Toutefois je ne veux pas forcément la communiquer à mon cercle professionnel et vice versa. Néanmoins, mon expérience utilisateur me dit que ma liste d’amis est composée de contact ayant des particularités communes qui me permettent d’interagir avec eux et donc de poster du contenu en rapport avec mes convictions. De même, les contenus (et les rapports entre facebookers) restent toujours très consensuels au sein des wall. Je ne dis pas que facebook est une masse constituée d’individu identique postant les mêmes contenus, loin de là, mais que chacun poste du contenu en rapport avec sa liste de contact (et sans doute aussi en rapport avec son environnement social).
Une communauté dans Open graph, un individu face aux autres.
Comme nous l’avons vu, il devient de plus en plus facile de liker un contenu externe. Aussi facile que de noter une vidéo sur Dailymotion ou d’attribuer des étoiles sur Allociné. Nos Newsfeed ne vont-ils pas être envahis par des like des quatre coins du web ? J’ai déjà supprimé la majorité des résultats des jeux de mes amis sur mon newsfeed (oui je me contrefiche du score à Paf le Chien ou de votre cartel de bad guy à Mafia Wars), peut-on imaginer le même flux d’information pour les likes ? Car si partager un lien demandait un tant soit peu d’effort (3 clics avec le bouton « partager sur » ou copier/coller le lien dans le statut) maintenant il suffit d’un seul clic. La tentation pour certains de mes contacts de liker en pagaille est donc grande. Encore une fois, comment traiter cette nouvelle masse d’information ?
Prospective Open Graph
Ainsi pour l’usager, la révolution n’est pas pour maintenant, bien que certaines pistes soient déjà mis en avant, notamment celles en rapport avec le web sémantique. C’est principalement pour les gros éditeurs de site que la révolution, ou tout du moins la prise de décision, se joue.
Car si certains gros sites ont d’ores et déjà adopté Open graph (CNN, IMDB, Dailymotion etc.) ce qui va sans doute entrainer un effet de cascade d’adoption, d’autres sites sont en difficulté pour savoir si ils doivent ou non adopter cette technologie (les sites ayant développé leur propre réseau social, un système de notation poussé ou encore des zones de commentaire populaire).
De plus l’adoption de cette dernière techno soulève de nombreuses questions.
Quel message envoie un site tiers qui utilise Open Graph à ces internautes? Respecte-t-il la « vie privée numérique » de son utilisateur ?
Pour certains sites ayant mis en place leurs propres réseaux sociaux ou de notation ne vont-ils pas voir l’utilisation de leurs fonctionnalités cannibalisées par celles de Facebook ?
Et enfin quid des données monopolisées parle réseau social?. Dorénavant Facebook en saura autant sur l’appréciation des utilisateurs de vos produits, voire plus…
Sur le même sujet : Un article très poussé sur Open Graph sur Read Write Web
Retour vers le Web
Internet garde tout en mémoire, il suffit de consulter le site Web archive pour s’en convaincre. Sur le web, il existe beaucoup de sites à l’abandon qui continuent à afficher fièrement leurs 32 animations gif par page et leurs nombres conséquents de visiteurs par rafraichissement. C’est un fait. Mais quand je croise au hasard de mon travail de veille ces mêmes sites encore actualisés en 2010, je ne peux m’empêcher de vous les communiquer.
Site de la Mairie de Cazères sur Garonne :
Bien sur les défauts sautent aux yeux : site assez laid, des couleurs très cheaps, des gif en pagaille…. un site tout droit sorti de l’année 99 mais encore mis à jour en 2010.
Site de la Mairie de Vic Fezensac :
Les mêmes défauts que le précédent site avec une navigation labyrinthique assez impressionnante. Chaque clic équivaut à une ouverture de fenêtre et chaque fermeture de page donne droit à un merveilleux pop-up de remerciement. Bref tout ce qu’il faut faire pour amuser ou énerver le visiteur !
Et enfin, une page qui nous rappelle le premier site web d’homer simpson :
Un fan des kiss qui nous le fait savoir
Un hommage gif à l’internaute de 1996
Depuis l’écriture de ce billet, j’ai enfin trouvé mon stage de fin d’étude. Il était temps me direz-vous !
Je suis donc devenu chef de projet web dans la glamour et sympathique industrie culturelle qu’est le cinéma. A moi les thématiques liées à la valorisation des contenus, l’articulation industrie créative et industrie culturelle ou encore le positionnement des acteurs de l’audiovisuels sur Internet !
Les six mois qui s’annoncent vont être riches en enseignements. Enfin je vais avoir mes week-ends et mes nuits… pour écrire mon mémoire.
Bien sur, j’aurais aussi un peu plus de temps pour m’occuper de mon blog et des nombreux projets, on-line et off-line, qui sont restés au point mort ces cinq derniers mois.
Je vous laisse, déjà de nombreuses réunions de travail, de conduite de projet et de veilles stratégiques s’annoncent à l’horizon.

"Ed Wood qui tente de m'expliquer son projet de site web pour son prochain film."
Étude sur le réseau Knowtex
Depuis plus d’un mois je n’ai pas posté de billet sur mon blog à cause d’un emploi du temps bien trop chargé.
Ce petit article pour vous parler de Knowtex, le réseau social de la culture scientifique et technique. Formulé plus simplement, il s’agit d’une plateforme d’agrégation permettant de partager des liens et des contenus en rapport avec la science et la connaissance.
Je mène actuellement une étude en collaboration avec Fany Baron pour comprendre les usages de ce type de plateforme par les internautes. Notre but est de saisir l’interaction qui se produit entre la plate-forme et l’usager, et quelles sont les motivations de ce dernier? Prenez un peu de temps pour répondre à notre questionnaire en fin d’article. (même ceux ne connaissant pas le service sont invités à répondre
)

Description de l’UMAPS (agence créatrice du service) à propos de Knowtex:
Le réseau social de la connaissance
Knowtex est le réseau social dédié à la connaissance développé par Umaps Communication afin de permettre à tous les acteurs de la recherche et de l’innovation de disposer d’un espace de communication sur le web mettant à profit la dynamique relationnelle.
Knowtex est l’outil social de partage et d’organisation des connaissances.
Une quantité gigantesque d’informations est aujourd’hui accessible, l’enjeu est maintenant de pouvoir trouver celles qui conviennent à nos besoins, dépasser le « savoir » pour aller vers le « comprendre ». »
Vous pouvez répondre aussi au questionnaire sur une page indépendante pour plus de confort dans votre lecture de celui-ci.














